Poème hybride : « Les navets » par Marie-Joséphine

Les Navets

Souvent, quand on regarde des chaussures

On se dit que ce sont des souliers

Pour courir, pour monter sur les murs

Pour marcher, pour voyager.

 

A peine dans le placard les voit-on sur les planches

Qu’on se dit que peut être elles pourraient être différentes

De ces simples bottes ou ballerines blanches

De ces santiags vieillissantes…

 

Le voyageur ne sait pas que ses baskets

Sont en fait des carottes ou des navets,

Des pommes, des poires ou des biftecks

Ou même, pourquoi pas, un bracelet…

 

Le poète ne s’embarrasse pas de la matière des choses :

Son imagination s’envole en toute liberté,

Les pierres deviennent des roses,

Les chaussures… des navets !

Marie-Joséphine

Un poème inspiré par quelques mots de L’Albatros (Baudlaire) et par l’épluchage des chaussures de la page 19 de l’Open Art Revue de Décembre 2012.

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