Sonnet : « Le temps s’en va » par Margareta Stein-Andreotti

 « Le temps s’en va »

Bois et prés, monts et vallées sont silencieux,

Le jour dans son déclin est aussi beau qu’ un livre,

Le printemps qui est là, fait la nature revivre,

Sous les rameaux repose le serpent venimeux.

*

Les jeunes gens dans les chemins creux sont si heureux,

Car la brise tiède si caressante, les rends ivres,

Les prairies verdies ne connaissent plus guère le givre,

Au loin, des corbeaux aux croassements odieux.

*

Le soir s’avance et fermes, s’allongent toutes les ombres,

La nuit sans étoiles et sans lune est bien sombre :

Des monstres rodent que l’enfant craintif imagine.

*

Un parfum de mystères fait battre fort le coeur,

La ronde des heures, à l’infini, se redessine,

Et l’homme l’accompagne en éternel rêveur.

Margareta Stein-Andreotti

Poème écrit pendant l’atelier d’écriture “Jeux Poétiques”. Exercice extrait du livre Atelier d’écriture-150 jeux de lettres et exercices de rédaction de Franck Evrard (Ellipses).

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